1-Main Title 2.28
2-One Small Step* 0.43
Dialogue de Walter Cronkite
et Neil Armstrong
3-Night Train 3.27
Ecrit par Jimmy Forrest,
Lewis Simpkins,
Oscar Washington
Interprété par James Brown.
4-Groovin' 2.26
Interprété par:
The Young Rascals
Ecrit par F.Cavaliere
et Eddie Brigati
5-Somebody To Love 2.54
Ecrit par Grace Slick
Interprété par Jefferson Airplane
6-I Can See For Miles 4.09
Interprété par The Who
Ecrit par Pete Townshend
7-Purple Haze 2.45
Ecrit et interpété
par Jimi Hendrix
8-Launch Control* 0.27
Dialogue de Ed Harris
et Flight Controlers Cast
9-All Systems Go-
The Launch 10.03
10-Welcome To Apollo13* 0.26
Dialogue de Tom Hanks
11-Spirit In The Sky 3.50
Ecrit et interprété par
Norman Greenbaum
12-House Cleaning*/
Houston, We Have
a Problem* 0.54
Dialogue de Kevin Bacon,
Tom Hanks, Gary Sinise/
Tom Hanks
13-Master Alarm 3.36
14-What's Going On?* 0.51
Dialogue de Tom Hanks
et Gary Sinise
15-Into The Lem 4.18
16-Out of Time*/
Shut Her Down* 0.33
Dialogue de Tom Hanks,
Ed Harris, Kevin Bacon
et Brett Cullen
17-Darkside 0f The Moon** 4.49
18-Failure Is Not An Option* 0.23
Dialogue de Ed Harris
19-Honky Tonkin' 2.42
Interprété et écrit par
Hank Williams
20-Blue Moon 4.01
Interprété par The Mavericks
Ecrit par Richard Rodgers
et Lorenz Hart
21-Waiting For Disaster*/
A Privilege* 0.29
Dialogue de Ed Harris,
Gary Sinise/Tom Hanks
22-Re-Entry & Splashdown 8.52
23-End Titles** 7.01

*Dialogues extraits du film
**Partie vocale par Annie Lennox

Musique  composée par:

James Horner

Editeur:

MCA Records MCD 11241

Score produit par:
James Horner
Producteurs exécutifs:
Ron Howard, Brian Grazer,
Todd Hallowell, Kathy Nelson

Directeur en charge de
la musique pour Universal Pictures:
Harry Garfield
Coordination du Soundtrack:
Christine Edwards, Trevon Kezios
Supervision montage:
Jim Henrikson
Montage de la musique:
Tom Drescher
Assistant de l'éditeur:
Kristen Johnson
Supervision montage
des effet sonores:
Steve Flick
Supervision montage des dialogues:
Chic Ciccolini

"Blue Moon"

Produit par:
Nick Lowe

Artwork and pictures (c) 1995 Universal City Studios, Inc. All rights reserved

Note: ***1/2
APOLLO13
ORIGINAL MOTION PICTURE SOUNDTRACK
Music composed by James Horner
Beaucoup de réalisateurs ont déjà abordés la vie dans l'espace ou le voyage vers la lune ou d'autres planètes, mais rares ont été les réalisateurs à avoir dépeints une mission spatiale Historique de manière réaliste, comme une sorte de documentaire/film. C'est le pari que c'est lancé Ron Howard sur 'Apollo13' pour lequel il a réuni un casting brillant pour reconstituer cette fameuse mission de la NASA en 1970 célèbre pour avoir été considéré comme un 'échec réussi' ('The Successful Failure' en anglais). Pour comprendre l'histoire, mieux vaut se replacer dans le contexte histoire de l'époque aux Etats-Unis: dans le contexte de la Guerre Froide entre Etats-Unis et Russie, les américains tentent de concurrencer les Russes dans la quête des armements et de la conquête spatiale, symbole de pouvoir pour la nation qui réussirait à accomplir un des plus vieux rêves de l'homme: aller dans l'espace et mieux encore, aller sur la Lune. C'est dans cette optique que les américains créèrent en 1958 la 'National Aeronautics and Space Administration' plus connu sous le nom de 'NASA'. Après que les Russes aient envoyés 'Sputnik' en Octobre 1957 (premier Satellite artificiel de toute l'histoire de l'humanité et qui tourna en orbite autour de la Terre), suivi de 'Sputnik 2' et 'Sputnik 3', les américains décidèrent de répliquer en créant la NASA qui devrait servir à accomplir un projet ambitieux jamais encore réalisé: emmener des hommes sur la Lune, rêve symbolique qui semblait auparavant impossible mais qui devenait maintenant réalisable grâce aux nouvelles technologies spatiales. Après quelques échecs cuisants, la NASA triompha en envoyant deux astronautes sur la lune, aujourd'hui entrés dans l'histoire de l'Humanité: Neil Armstrong et Edwin Aldrin, Jr., qui furent en 1969 les premiers hommes à marcher sur la Lune. (laissons de côté les rumeurs non fondées qui prétendent même encore aujourd'hui que les images retransmissent dans les télés du monde entier auraient été filmés 'pour de faux' dans un studio de cinéma) Eisenhower, l'un des fondateurs de la NASA mourut malheureusement trois mois avant la date historique du 20 Juillet 1969 et ne put jamais voir ce grand événement. Le programme 'Apollo' conçu par la NASA devait inclure un grand nombre de missions test dont 11 missions avec équipage. Les missions avaient toutes pour but d'amener des hommes sur la Lune et de les ramener ensuite sur Terre, intacts. Les missions Apollo 11, 12, 14, 15, 16 et 17 atteignirent leur objectif. Après le succès important de la célèbre mission d'Apollo 11 (surnommé par la suite 'The Eagle Has Landed') avec à son bord les astronautes Neil Armstrong, Michael Collins et Edwin Aldrin Jr., Armstrong et Aldrin ayant tout deux marchés sur la Lune le 20 Juillet 1969, les américains inauguraient leur première grande victoire spatiale de toute leur histoire: grâce à Apollo 11, ils furent les premiers à envoyer des hommes sur la Lune et à les ramener vivant sur Terre. Le 19 Novembre 1969, la mission Apollo 12 fut elle aussi une réussite et permit cette fois aux astronautes de ramener des pierres lunaires pour pouvoir les étudier sur terre.

Mais c'est la mission Apollo 13 qui reste l'une des plus célèbres puisque les 3 astronautes de cette mission ne purent jamais aller sur la Lune à la suite d'un grave problème technique. James Lovell, John Swigert et Fred Haise furent tout trois envoyés sur Apollo 13, Swigert remplaçant au dernier moment Ken Mattingly qui devait faire partie de l'équipage à l'origine (et qui a été retiré de la mission parce que les médecins de la NASA craignaient qu'il ait attrapé la rubéole que lui aurait transmit Charlie Duke quelques temps auparavant). La mission se déroula bien jusqu'à ce qu'une explosion vienne gravement endommager le module lunaire. C'est un module d'oxygène de service qui explosa et se détacha ensuite du vaisseau tout en ayant causé de graves dégâts à l'intérieur du vaisseau et alors que les trois astronautes ne se trouvaient qu'à 321,869 kilomètres de la Terre. Tom Hanks, Bill Paxton et Kevin Bacon interprètent respectivement Lovell, Haise et Swigert, le rôle de Lovell ayant été prévu à l'origine pour Kevin Costner qui, selon les dires de Lovell lui même, était l'acteur qui lui ressemblait le plus. (Haise devait aussi être joué par John Cusak à l'origine) Les acteurs sont très convaincants dans le rôle de ces trois astronautes qui ne pourront pas réaliser leur rêve d'aller sur la lune mais qui seront considérés comme de véritables héros à leur retour sur terre, attendu et espéré par des milliers de personnes à travers le monde entier. La mise en scène très prenante du film fait que l'on ne s'ennuie pas un seul instant, et même si le film de Ron Howard contient pas mal d'erreurs et quelques anachronismes (en réalité, ce n'est pas une bobine défectueuse qui causa l'explosion mais bien un problème de puissance qui passa de 28 V à 65 V sans changer les composants nécessaires dans le réservoir d'oxygène, ce qui causa alors une importante surchauffe dû à ce grave dysfonctionnement se concluant donc sur une violente explosion), on ne pourra qu'apprécier la manière dont Howard a essayé de rendre le plus crédible possible ce superbe film qui rend un fier hommage à ces trois astronautes et à l'un des échecs les plus célèbres de la NASA. 'Apollo13' est donc un grand film qui offre une vision réaliste de cette histoire: intéressant!

James Horner est le complice de Ron Howard depuis plusieurs années déjà, et ce depuis 'Cocoon' en 1985. 'Apollo13' marque en 1995 leur troisième collaboration et peut être la plus intéressante de toute. Les drames humains ont toujours particulièrement inspirés Horner qui signe sur 'Apollo13' un score solennel, sombre et dramatique en même temps. La thématique reste forte dans cette partition avec trois grands thèmes parcourant la partition et l'ancrant dans le cadre solennel du film. La musique d'Horner sonne juste et évite d'en faire de trop en créant des thèmes forts mais pas surpuissants, des thèmes qui sont finalement très humains. Le 'Main Title' introduit le premier thème après un rythme de caisse d'esprit martial (un rythme calqué sur les parties de caisse d'Aliens mais en plus rapide) servi par une trompette solitaire (joué par Tim Morrison, déjà trompettiste pour certaines BO de John Williams) exposant le premier thème sous la forme d'un motif en forme d'appel de trompette militaire (motif d'arpège d'un accord parfait typique de ce genre de musique) qui donne le côté solennel voire patriotique à la musique dans le film (l'aspect patriotique est tout de même bien mis en arrière-plan dans cette musique, Horner ayant voulu éviter de tomber dans le style facile de 'Independence Day' ou 'Armageddon', non, 'Apollo13' est un film réaliste sur un drame humain historique, et ce n'est pas un film fait pour mettre en avant le drapeau américain). Le 'Main Title' (pour la séquence d'ouverture concernant Apollo 1) développe ensuite un petit thème de cordes avec vents et quelques cuivres, le tout soutenu par une basse de piano, comme Horner le fait tellement souvent, un tic d'écriture plutôt systématique.

Le morceau clé du score reste sans aucun doute le superbe 'All Systems Go-The Launch', 10 minutes épique qui sont restés un grand moment dans l'univers musical du compositeur. Le morceau décrit ainsi la longue séquence du décollage avec un côté à la fois solennel et tout en retenue. Le thème principal (qui évoque la mission et les espoirs qui reposent sur la réussite d'Apollo 13) est entendu suivi plus tard du troisième thème, un thème plus solennel évoquant la détermination respectueuse de ces trois astronautes pour accomplir leur mission. Le morceau s'emballe alors sur le plan rythmique (rythme de caisse typique d'Horner) pour faire monter la tension et nous rappeler les dangers d'un décollage qui peut très bien tourner à la catastrophe, aussi bien près du sol que dans l'espace. La montée crescendo très progressive (surtout sur le plan rythmique) indique aussi l'excitation de ce départ vers une aventure spatiale unique dans une vie. Le choeur d'enfants fait alors son apparition, quelque chose qui reste typique d'Horner (on le retrouve déjà dans 'Glory' - 1990, plus tard dans 'Braveheart', 'Deep Impact', etc.), le choeur apportant ici une certaine touche de beauté et de légèreté pour une scène de décollage qui n'est pas du tout légère (ce n'est pas une contradiction musicale mais bien une réelle envie d'éviter à tout prix le cliché de la grosse masse musicale gigantesque pour cette scène). Finalement, la montée orchestrale débouche sur une reprise orchestrale plus puissante du thème principal alors que la fusée Saturn V décolle de son site de lancement avec à son bord les trois astronautes en route vers la Lune. Les choeurs d'enfants apportent cette petite touche d'émotion à cette grande séquence de décollage. Le rythme orchestral prend alors une autre tournure, tandis que les astronautes entament leur manoeuvre une fois qu'ils se retrouvent dans l'espace.

Les problèmes commencent réellement avec la séquence de l'explosion dans 'Master Alarm', premier grand morceau d'action du score que vient renforcer la fameuse phrase clé de Jim Lovell, 'Houston, We Have a Problem'. Commençant de manière très sombre, Horner crée un climat d'urgence et de danger avec un ostinato rythmique très clairement repris de 'Sneakers' (et de 'Legends of The Fall' - 1994) le début du morceau faisant allusion au morceau 'Garage Chase' d'un ancien score d'Horner, 'The Pelican Brief' (1993). Evidemment, la musique d'Apollo13 n'évite pas les habituelles redites-personnelles d'Horner et en cherchant bien, on trouvera plusieurs références à d'anciennes oeuvres d'Horner dans ce score. Mais cela ne doit pas nous faire oublier la réelle qualité d'un score qui colle à merveille au film de Ron Howard. 'Master Alarm' est typique avec ce rythme de caisse doublé d'un petit martèlement sur chaque temps, une formule rythmique surutilisé par Horner depuis ses grands scores d'action/aventure des années 90 . On y retrouve aussi d'autres tics d'écriture comme ces clusters descendants du piano, quelque chose qu'Horner mettra bien en avant dans les parties d'action de 'Titanic' en 1997, et que l'on trouve déjà dans des scores tels que 'The Pelican Brief' ou 'Sneakers' par exemple. Après cette partie d'action excitante qui marque le début des ennuis pour l'équipage d'Apollo13, le sombre 'Into The Lem' (qui commence étrangement comme un passage de cordes du 'End Titles' d'Aliens - 1986) commence de manière dramatique avec des cordes sombres et résignées évoquant le fait que les astronautes ne pourront de toute évidence plus aller sur la Lune à la suite de cette explosion. Les astronautes dérivent à bord du module lunaire (LEM) tandis que les ingénieurs de la NASA cherchent une solution pour pouvoir les ramener saint et sauf sur terre, d'où ce climat sombre et tendu dans ce morceau (notons ici ce petit rythme de claves en arrière-plan comme dans 'Sneakers', l'écriture générale de 'Into The Lem' étant archi typique de l'écriture d'Horner impossible de confondre avec celle d'un autre compositeur tant elle s'est très clairement systématisé à partir du milieu des années 90). Pour un autre morceau clé du score, Horner fait intervenir la chanteuse soliste Annie Lennox dans le très beau 'Darkside of The Moon', qui nous permet de réentendre des allusions au thème de trompette. Un petit ostinato rythmique pianissimo des timbales vient donner une certaine gravité à ce sombre morceau qui sonne très clairement dramatique dans la scène où le LEM des trois astronautes passe près de la Lune, Lovell voyant alors son rêve lui passer devant le nez (Horner reprend le climat solennel touchant du 'Main Title' alors que Lovell rêve qu'il marche sur la Lune). 'Darkside of The Moon' contient de très belles parties vocales de la chanteuse, avec l'utilisation plus loin dans le morceau de la partie chorale discrète. Ce morceau possède un côté quasi funèbre tout en retenue (le morceau reste calme et résigné à la fois dans une ambiance dramatique comme seul Horner sait le faire) La reprise du thème de trompette vient apporter une touche d'espoir au sein de ce morceau assez sombre comme pour rappeler le fait que les trois astronautes sont décidés à revenir chez eux sur Terre (belle reprise du thème aux cordes à la fin du morceau pour évoquer l'espoir du retour sur terre). 'Darkside of The Moon' et sa partie vocale envoûtante serait presque parfait si le morceau n'avait pas les quelques défauts habituels du compositeur: premièrement, il s'agit en fait d'une reprise très influencé du morceau 'Cosmo...Old Friend' du score de 'Sneakers' d'Horner, ce morceau citant d'ailleurs à l'origine quelques mesures à peine cachée d'une oeuvre orchestrale du compositeur Estonien Arvo Pärt. Malgré ces quelques défauts, 'Darkside of The Moon' crée un climat sombre et résigné très fort à l'écran, alors que la musique joue sur la nuance piano du morceau tout en retenue (la preuve que pour faire fort il n'y a pas toujours besoin d'essayer de nous en mettre plein les oreilles).

Dans un passage absent de cette version du CD (il existe une version promotionnelle complète éditée par MCA Records, ainsi qu'une version plaquée 'or' et une version 2 CD pas vraiment très intéressante puisqu'elle reprend en gros le contenu de cet album), Horner décrit dans un court passage d'action excitant la manoeuvre périlleuse que les astronautes doivent effectuer en gardant dans leur axe de référence la Terre (en réalité, c'est le soleil qui a servi à Lovell de point de référence pour cette dangereuse manoeuvre en manuel). Après quelques passages plus sombres aussi absents du CD (mais ils sont un peu moins intéressants, hormis le passage sombre plus accrocheur concernant le problème du dioxyde de carbone), c'est 'Re-Entry and Splashdown' qui conclut cette histoire de manière triomphante, le morceau se composant ainsi comme dans la longue séquence finale en deux parties: la traversée de la capsule spatiale dans l'atmosphère et l'amerrissage final où Lovell, Haise et Swigert seront finalement sauvés. Le morceau commence de manière épique avec les cuivre et le choeur d'enfants sur un rythme de caisse exprimant le danger de ce retour sur terre avec la capsule qui brûle dans l'atmosphère. Ici, Horner cite très clairement un passage qu'il reprend du morceau 'Ambush' de son score pour 'Clear and Present Danger' (1994), suivi juste après d'un petit passage (à 1 minutes 24 précisément) qui rappelle beaucoup un autre passage de 'Legends of The Fall' (1994). Le morceau contient aussi la fameuse allusion à la trompette du thème de 'Schindler's List' de John Williams (à 2 minutes 39) qu'Horner reprenait déjà dans son score de 'Balto' (1993) et qu'il reprend une deuxième fois à 3 minutes 02. Passé le début plus épique, le morceau devient de plus en plus dramatique alors que le monde entier attend de manière angoissée le retour des trois astronautes qui doivent renouer le contact avec la NASA au bout de 3 ou 4 minutes. Mais le silence se fait de plus en plus long alors que la musique se 'tait' progressivement jusqu'à devenir presque silencieuse alors que tout semble perdu, juste au moment où le contact revient soudainement et qu'Horner amène le thème de trompette avec une brillante et héroïque montée orchestrale. Le thème exposé ici en tutti orchestral aux cordes apparaît finalement comme triomphant pour évoquer le retour héroïque des 3 astronautes qui ont survécus à cette terrible épreuve. Ainsi donc, le morceau finit de manière triomphante avec une reprise grandiose du thème principal, avec le retour du choeur d'enfants reprenant le thème de 'All Systems Go-The Launch'. 'Splasdown' est un hommage vibrant à ces trois astronautes devenus des héros malgré l'échec de la mission. Le morceau finit avec un rappel du thème du 'Main Title' ainsi que du retour du thème solennel au choeur, tout cela pour l'épilogue vibrant du film. Le score se conclut avec le superbe 'End Titles' où Horner reprend le thème solennel et le thème de l'équipage avec le chant d'Annie Lennox soutenu par une rythmique de synthé étonnante de la part d'Horner peu habitué à utiliser le synthé de cette manière là. On appréciera la très belle reprise du thème par le choeur d'enfants alternant avec le chant d'Annie Lennox toujours sur la base rythmique du synthé. L'idée d'utiliser cette petite rythmique électronique moderne pourrait évoquer le fait que même encore aujourd'hui, cette histoire continue à passionner des gens tout en rendant hommage à ce genre d'histoire tellement puissante qu'elle traverse les époques (mais ce n'est qu'une interprétation possible du morceau!). La seconde partie du morceau reprend le thème du 'Main Titles' sous forme d'un tutti orchestrale dominé par les cuivres les cordes avec un choeur mixte qui reprend le thème du morceau 'All Systems Go-The Launch' avant de finir sur une reprise orchestrale du thème solennel alternant avec le choeur pour finir sur une reprise du thème de cordes/trompette du 'Main Title', le thème solennel de la trompette solitaire finissant d'ailleurs le 'End Title' de manière très recueillie.

'Apollo 13' apparaît au final comme une BO d'Horner très intéressante et qui crée l'atmosphère musicale parfaite pour le film. A l'instar de ce qu'a voulu faire Ron Howard sur ce film, James Horner a rendu un bien bel hommage aux trois astronautes malchanceux d'Apollo 13 qui ont tout de même eu la chance de pouvoir revenir vivants de cette mission considérée comme un 'échec réussi'. Le compositeur nous prouve aussi son talent pour écrire des partitions dramatiques tout en évitant de trop retenir l'attention en cherchant le ton adéquat pour rendre l'aspect réaliste et historique du film plus crédible. Malheureusement, 'Apollo 13' est aussi un score trop typique d'Horner puisqu'on y retrouve tous ses habituels tics d'écriture et des influences trop évidentes à certaines de ses oeuvres plus anciennes, ici: 'Glory', 'Clear and Present Danger', 'Legends of The Fall', 'Balto', 'Sneakers', 'The Pelican Brief', etc. A noter aussi que les parties chorales et certains thèmes avec les choeurs font étrangement penser au score de 'Class of 61' de John Debney. Coïncidence? Probablement, étant donné qu'il n'y a aucune citation faite au score de Debney. Mais la ressemblance est assez marquante par moment. Mais, encore une fois, tout cela ne doit pas nous empêcher d'apprécier ce score solennel et dramatique à sa juste valeur: un hommage vibrant aux astronautes de la mission Apollo 13.



---Quentin Billard